Travaux de fin d'études

Rappelons que toutes les études décrites ci-dessous commencent, dans une partie théorique, par la synthèse de la description d’un phénomène linguistique particulier tel qu’il apparaît dans quelques grammaires descriptives et pédagogiques récentes, dans certains manuels scolaires et dans des articles spécialisés de linguistique. Par la suite, tous les exemples du phénomène à l’étude, attestés dans les corpus, sont analysés (Voir L’exploitation des corpus). Pour la liste des plus importants ouvrages utilisés, consultez la bibliographie. Pour chaque étude, les ouvrages les plus pertinents ont été sélectionnés.

1. CORNETTE, G. : L’interrogation, état d’une question éternelle (1995)

2. CREVITS, L. : L’expression d’une opinion (1995)

3. HOEVELINCK, N. : Procédés de thématisation et de focalisation (1995)

4. VAN SIMAEYS, A. : La mise en relief et la présentation (1995)

5. WINDEY, I. : L’expression de la cause (1995)

6. JONCKHEERE, S. : L’impératif (1996)

7. DESCHAMPS, E. : Devoir et falloir (1996)

8. MONTAIGNE, M. : Les auxiliaires (1998)

9. VYLS, G. : Les temps du passé (1998)

10. VERMEIREN, A. : Le subjonctif (1999)

11. VERCAMMEN, P. : Le discours indirect (1999)

12. ONGHENA, J. : Le passif (1999)

13. MEUL, L. : La comparaison (1999)

14. BEECKMAN, N. : Le futur (1999)

15. HOUBEN, V. : L’ordre des mots (1999)

16.  JANSSENS, K. : Les connecteurs de cause (1999)

17. KEGELS, K. : La négation (2000)

18. WILLAERT, J. : Les prépositions (2000)

 

1. CORNETTE, G. : L’interrogation, état d’une question éternelle (1995)

Point de départ : Typologie des structures interrogatives dans des grammaires descriptives et dans une grammaire pédagogique.

Conclusions :

I. Macro-analyse

1. Les structures de type interrogatif

 

Francophones

Néerlandophones

 

Occurrences

Pourcentage

Occurrences

Pourcentage

IT

ITD

ITI

88

83

5

79%

94%

6%

35

34

1

45%

97%

3%

IP

IPD

IPI

23

21

2

21%

91%

9%

42

41

1

55%

98%

2%

2. Les structures de type purement assertif

3. Les structures de type intermédiaire

 

II. Micro-analyse

1. Les structures de type interrogatif

a) Interrogation totale

ITD

Francophones

Néerlandophones

Occ.

%

Occ.

%

A. Est-ce que + SVO

5

6%

7

21%

B. VSO

1

1%

12

35%

C. SVO

C.1. Questions complètes

C.2. Questions complètes
        thématisées

C.3. Questions inachevées

C.4. Questions alternatives
        thématisées

31

22

4


3

2

37%

71%

13%


10%

6%

10

10

0


0

0

29%

100%

0%


0%

0%

D. Mots ou syntagmes nominaux 13 16% 4 12%
E. Interjections ou question
    métacommunicatives
33 40% 1 3%
Total 83 100% 34 100%

b) Interrogation partielle

IPD

Francophones

Néerlandophones

Occ.

%

Occ.

%

A. En est-ce que

4

19%

15

37%

B. Sans est-ce que

B.1. Mot interrogatif + VS

B.2. ?Mot interrogatif + SV

B.3. Mot interrogatif + N

B.4. SV + Mot interrogatif

combien
comment

quel
qui
quand

17

3

0

3

11

0
1
1
15
0
1

81%

18%

0%

18%

64%

26

19

4

2

1

12
0
2
6
5
2

63%

73%

15%

8%

4%

Total 21 100% 41 100%

2. Les structures de type purement assertif

3. Les structures de type intermédiaire

Þ L’interrogation à l’oral a un fonctionnement de type continuum entre la structure assertive et la structure interrogative.

Þ La structure en est-ce que est loin d’être caractéristique de la langue parlée. La structure en SVO est nettement la plus fréquente.   L’inversion, par contre, est peu fréquente à l’oral.

Þ Le problème n’est donc pas tant celui de la concurrence entre la tournure avec est-ce que et la tournure avec inversion que celui de la suprématie de la tournure en SVO. Sur le plan didactique, il conviendrait de consacrer une plus grande importance à cette dernière structure.

 

2. CREVITS, L. : L’expression d’une opinion (1995)

Point de départ : Description des verbes d’opinion à partir d'un article de Ducrot "Je trouve que".

Conclusions :

Þ Pour l’apprentissage de l’expression d’une opinion, il ne faut pas se limiter à fournir aux apprenants des outils verbaux. L’emploi de ces moyens doit être spécifié et expliqué selon les situations de communication possibles.

 

3. HOEVELINCK, N. : Procédés de thématisation et de focalisation (1995)

Point de départ : Inventaire des procédés de thématisation et de focalisation dans des grammaires descriptives et dans une grammaire pédagogique.

Conclusions :

Þ Les procédés de focalisation sont variés mais moins fréquents que les procédés de thématisation.

Þ Les procédés de mise en relief sont peu fréquents chez les néerlandophones qui utilisent le plus souvent la structure courante à l’écrit : SN-V-SN.

 

4. VAN SIMAEYS, A. : La mise en relief et la présentation (1995)

Point de départ : Inventaire des procédés de mise en relief dans des grammaires descriptives et dans une grammaire pédagogique.

Conclusions :

I. La mise en relief

Les francophones utilisent plus souvent que les néerlandophones la mise en relief  :

Þ Le caractère fluide et plus naturel des conversations chez les francophones tient, entre autres, à l’emploi fréquent de la mise en relief et la variation des constructions.

Þ Les professeurs de FLE devraient attacher plus d’importance au phénomène de la mise en relief et mettre plus de structures et procédés à la disposition des élèves .

 

II. La présentation d'une personne

1. La présentation de soi-même :

a) Conversation téléphonique :

b) Intervention face à face :

2. La présentation de quelqu’un à un tiers :

Þ Etant donné son importance dans notre société, il convient d’apprendre aux élèves de FLE à (se) présenter correctement.

 

5. WINDEY, I. : L’expression de la cause (1995)

Point de départ : Description de l’interrogation indirecte et de la proposition de cause dans des grammaires descriptives et dans une grammaire pédagogique et étude de l’expression de la cause dans quelques articles spécialisés.

Conclusions :

 

6. JONCKHEERE, S. : L’impératif (1996)

Point de départ : Description de l’emploi de l’impératif dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans un manuel.

Conclusions :

1. Les valeurs de l’impératif

2. La formulation d’ordres

3. La formulation de conseils

Þ Etant donné que les phénomènes de politesse (qui sont à la base des tournures indirectes) sont universels, la différence entre francophones et néerlandophones ne tient pas à une différence de comportement culturel, mais plutôt aux structures présentées dans les classes de FLE. Au niveau didactique, il conviendrait d’insister sur le caractère agressif de l’impératif et de consacrer une plus grande importance à la formulation indirecte.

 

7. DESCHAMPS, E. : Devoir et falloir (1996)

Point de départ : Les manuels et les grammaires fournissent surtout de l’information morphologique et syntaxique sur les verbes devoir et falloir. Peu est dit à propos de leur emploi dans l’interaction sociale.

Conclusions :

Þ Dans l’enseignement du FLE, il conviendrait d’enseigner la tournure avec falloir, ainsi que l’emploi du conditionnel afin de rendre le discours des néerlandophones moins marqué.

 

8. MONTAIGNE, M. : Les auxiliaires (1998)

Point de départ : Définition des notions d’auxiliaire et de semi-auxiliaire et inventaire des verbes regroupés sous ces termes dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans quelques articles spécialisés (les critères d’auxiliarité).

Conclusions :

1. Pouvoir

Þ Afin de rendre le discours des néerlandophones moins rude, il importe d’enseigner les procédés de politesse propres au français.

2. Devoir (par rapport à falloir)

Þ Afin d’éviter une syntaxe marquée, il importe donc d’enseigner la tournure avec falloir aux néerlandophones. Dans une étude antérieure, il a déjà été avancé que les néerlandophones éviteraient le verbe falloir parce que ce verbe présente une structure (verbe impersonnel + infinitif ou subjonctif) qui n’a pas d’équivalent en néerlandais (cf. Deschamps, 1996).

 

9. VYLS, G. : Les temps du passé (1998)

Point de départ : Description de l’emploi de l’imparfait et du passé composé dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels.

Conclusions :

Tableau récapitulatif :

Valeur

FN

FF

Le passé composé

L’accompli du présent

 

X

L’antérieur du présent

Par rapport à un moment présent

Au lieu de l’indicatif présent pour exprimer l’idée d’antériorité



X

X

X

Le temps du passé

X

X

 

Valeur

FN

FF

L’imparfait

Les valeurs temporelles

   L’imparfait descriptif

  • L’imparfait marquant les circonstances préalables ou les procès antérieurs
  • L’imparfait marquant la simultanéité d’un procès par rapport à un procès au passé composé
  • L’imparfait exprimant des commentaires ou réflexions sur l’action principale

   L’imparfait narratif

   L’imparfait de rupture

   L’imparfait d’habitude

 

 

X

X

X


X

X

 

 

 

 

X

Les valeurs de transposition

X

X

Les valeurs modales

   Dans un système conditionnel après si pour exprimer le potentiel
   ou l’irréel

   L’imminence contrecarrée

   L’imparfait d’atténuation, de politesse, de discrétion

   L’imparfait hypocoristique

   Autres valeurs modales (souhait, regret, suggestion)

 

 

X

 


X

 

X

Þ Dans les manuels, les emplois de transposition ne sont pas traités (explicitement) dans la partie consacrée à l’imparfait.

Þ Les manuels ne mentionnent ces emplois qu’en marge ou ne les mentionnent pas. Il serait pourtant utile d’y prêter plus d’attention.

Þ Ces problèmes s’expliquent par les exercices présentés dans les manuels qui très souvent ne laissent pas (ou que peu) de doute quant à l’emploi correct des deux temps. Quand les élèves doivent décider eux-mêmes de ce qui appartient au premier ou au second plan, des problèmes surgissent. L’apprentissage de ce savoir-faire nécessite des exercices appropriés (et moins simples).

 

10. VERMEIREN, A. : Le subjonctif (1999)

Point de départ : Description de l'emploi du subjonctif dans des grammaires descriptives et pédagogiques, dans des manuels et dans des travaux scientifiques.

  1. le français parlé des apprenants néerlandophones (FN) et celui des francophones (FF-FB)
  2. le français écrit littéraire et le français parlé (FF-FB)

Conclusions :

1. La langue parlée des apprenants néerlandophones présente trois types de différences par rapport à la langue parlée des francophones :

Þ Influence des manuels scolaires :

  • Les manuels accordent peu d’attention au subjonctif dans la phrase principale ou indépendante.
  • En revanche, les manuels insistent beaucoup sur le subjonctif dans une complétive : la complétive est le premier type de subordonnée avec lequel les apprenants font connaissance et cette matière est constamment revue jusqu’en sixième année.
  • Pour ce qui est des relatives, les manuels expliquent que le subjonctif peut apparaître dans certains contextes, mais que l’indicatif reste possible. Il s’ensuit que les élèves ne sont pas conscients des différences sémantiques liées au choix du mode. De plus, les exercices traitent tous du subjonctif dans la relative, bien que l’indicatif soit le mode le plus usuel. Il se pourrait que les élèves pensent que le subjonctif est obligatoire.
  • Þ Influence du scénario : La fréquence élevée de complétives peut s’expliquer à partir du scénario qui porte entre autres sur l’expression des exigences et des sentiments.

    2. Le français écrit littéraire présente deux types de différences par rapport au français parlé :

     

    11. VERCAMMEN, P. : Le discours indirect (1999)

    Point de départ : Description du discours indirect dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels.

    Conclusions :

    1) Fréquence :

    Þ Les chiffres démontrent que les francophones ne suivent pas aussi fidèlement le scénario que les néerlandophones.

    2) Forme (analyse du temps, des indications temporelles et spatiales et des rôles communicatifs) :

    Þ La forme du discours indirect est correcte dans la plupart des cas. L’enseignement attire essentiellement l’attention sur les contraintes syntaxiques du discours indirect.

    Þ L’enseignement ne devrait pas se limiter à l’apprentissage des transpositions morpho-syntaxiques, mais également insister sur l’acte d’énonciation, sur la valeur du discours indirect. Il faudrait faire comprendre aux élèves que la transformation du discours direct au discours indirect est la manifestation de transpositions sémantiques plus profondes.

     

    12. ONGHENA, J. : Le passif (1999)

    Point de départ : Description de la voix passive dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels.

      1. Les phrases passives inachevées sont plus nombreuses que les phrases passives complètes.
      2. Le complément d’agent est plus souvent introduit par la préposition par que par la préposition de.
      3. Le passif impersonnel est absent dans le français parlé des néerlandophones et il est extrêmement rare dans la langue parlée des francophones.
      4. Il existe des alternatives pour exprimer un sens passif.

    Conclusions :

    1. Les phrases passives inachevées sont en effet beaucoup plus nombreuses que les phrases passives complètes, aussi bien dans le corpus FF-FB que dans le corpus FN.

    Þ Raisons sémantiques :

    • La voix passive est surtout choisie en fonction de la thématisation du COD actif et en fonction de l’accentuation du procès verbal.
    • La rhématisation du sujet actif (complément d’agent) est une raison de passivation beaucoup moins fréquente.
      1. Le nombre de phrases passives complètes est trop restreint pour confirmer la deuxième hypothèse. En plus, d’autres prépositions -utilisées erronément selon les grammaires- interviennent à l’oral (avec au lieu de par).
      1. Le passif impersonnel est absent dans le corpus FN et il n’y a qu’une seule occurrence dans le corpus FF-FB.

    Þ Les professeurs et les manuels de FLE ne devraient donc pas y attacher trop d’importance.

      1. Il existe effectivement des alternatives pour exprimer un sens passif. Il y a toujours un nombre plus restreint de ces alternatives dans le corpus FN que dans le corpus FF-FB :
    • Le pronom on indéfini (moins fréquent dans le corpus FN)
    • La voix pronominale (absent dans le corpus FN)
    • Se faire + infinitif (absent dans le corpus FN)

    Þ Les manuels devraient mettre plus l’accent sur ces alternatives.

      1. Autres constats :

    Þ L’erreur est due à une interférence avec le néerlandais où zijn est l’auxiliaire pour l’aspect accompli. L’aspect non accompli y est marqué par l’auxiliaire worden.

    Þ Un néerlandophone a utilisé un tel complément d’agent, ce qui est probablement dû au fait que on indéfini n’a pas d’équivalent en néerlandais parlé.

    Þ Cette erreur est due au fait qu’ils considèrent le COI comme un COD. Ils appliquent donc correctement les règles de la passivation, mais le problème se trouve ailleurs.

    Þ Les néerlandophones adoptent cet emploi par analogie avec leur langue maternelle, parce qu’ils ne l’ont pas appris dans leurs cours de français.

    ß

    Les manuels s'attachent trop aux mécanismes formels du passif, au détriment des mécanismes sémantiques qui sont à la base de l’emploi du passif. Les alternatives du passif devraient occuper une place plus importante dans la description de la voix passive.

     

    13. MEUL, L. : La comparaison (1999)

    Point de départ : Description de l’expression de la comparaison dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels.

    Conclusions :

    1. Le comparatif

    a) La comparaison quantitative (comparaison de superiorité, d'égalité et d'infériorité)

    b) La comparaison qualitative et conformité

    2. Le superlatif (superlatif de supériorité et d’infériorité)

    Þ Les manuels de FLE devraient enseigner aux néerlandophones que la postposition de l’adjectif est plus courante, même s’il s’agit d’un adjectif qui se met ordinairement devant le substantif.

    3. Le degré élevé

     

    14. BEECKMAN, N. : Le futur (1999)

    Point de départ : Description de l’emploi du futur simple, du futur périphrastique et des autres moyens pour exprimer un fait futur dans des grammaires descriptives et pédagogiques, dans des manuels et dans des travaux linguistiques.

    1. Le futur simple et le futur périphrastique à valeur temporelle :

    Þ Les deux futurs s’emploient-ils arbitrairement comme des variantes ou est-ce que leur emploi est déterminé par certains critères sémantiques ?

    1. Existe-t-il une relation stricte (cf. la plupart des grammaires) ou tendancielle entre l’emploi des deux futurs et les espaces de temps entre le moment de l’énonciation et l’accomplissement du fait futur ?
    2. Les deux futurs s’utilisent-ils selon le principe des conditions ?

    2. Le futur simple et le futur périphrastique à valeur modale :

    Þ Quel rôle le futur joue-t-il dans le système de la politesse ?

    3. Les autres moyens pour exprimer un fait futur :

    1. Les périphrases verbales
    2. Le conditionnel présent
    3. L’indicatif présent

    Conclusions :

    1. Le futur simple et le futur périphrastique à valeur temporelle

    a) Le critère des espaces temporels :

    Þ Le futur simple et le futur périphrastique s’emploient généralement selon le critère des espaces de temps, pas de manière stricte, mais de manière tendancielle.

    b) Le principe des conditions :

    Þ Le principe des conditions ne permet pas de faire une distinction stricte entre le futur simple et le futur périphrastique. Dans les cas peu fréquents où le contexte indique clairement si les conditions sont remplies ou non, les francophones suivent strictement, les néerlandophones tendanciellement, le principe des conditions.

    2. Le futur simple et le futur périphrastique à valeur modale

    Þ Les professeurs de FLE devraient attirer l’attention des élèves sur les procédés de politesse du français et souligner les différences avec le néerlandais.

    3. Les autres moyens pour exprimer un fait futur

    a) Les périphrases verbales

    b) Le conditionnel présent

    c) L’indicatif présent

    Þ En néerlandais, le temps qui correspond à l'indicatif présent en français, s'emploie également pour exprimer un fait futur. Les professeurs de FLE devraient exploiter cette ressemblance.

     

    15. HOUBEN, V. : L’ordre des mots (1999)

    Point de départ : Description de quelques aspects de l’ordre des mots dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels :

    1. l’ordre SVO
    2. la place de l’adjectif
    3. la place des pronoms personnels
    1. analyse de l’ordre SVO et de toutes ses variantes dans les phrases affirmatives
    2. analyse de la fréquence et de la place des compléments non essentiels par rapport au sujet, au verbe et à l’objet

    Conclusions :

    1. L’ordre SVO et ses variantes

    2. La fréquence et la place des compléments non essentiels

    3. Autres constats

    Þ Les professeurs de FLE devraient apprendre aux élèves que certaines structures, incorrectes en langue écrite, sont admises en langue parlée.

     

    16. JANSSENS, K. : Les connecteurs de cause (1999)

    Point de départ : Définition de la notion de connecteur et présentation des connecteurs de cause dans des grammaires descriptives et pédagogiques et dans des manuels.

    Conclusions :

    Tableau récapitulatif :

     

    Corpus oral

    Corpus journalistique

    Corpus littéraire

    FF-FB

    FN

    Parce que

    92

    138

    37

    161

    Puisque

    22

    0

    10

    26

    Comme

    11

    1

    3

    33

    Car

    0

    11

    21

    51

    En effet

    2

    4

    4

    6

    Étant donné que

    2

    0

    0

    0

    Attendu que

    0

    0

    0

    0

    Vu que

    4

    0

    0

    2

    Sous prétexte que

    0

    0

    0

    2

    Ce n’est pas que

    0

    0

    0

    0

    Non que

    0

    0

    0

    0

    À cause de

    3

    *1

    1

    40

    Grâce à

    2

    0

    5

    10

    Étant donné

    0

    0

    1

    0

    Sous prétexte de

    0

    0

    0

    0

    Total

    71/5h.

    155/8h.

    82/50 articles

    331/8 romans

    Þ Les grammaires et les manuels destinés à l’enseignement du FLE sont trop sommaires dans leur description des connecteurs de cause. A force de trop simplifier, la langue des apprenants néerlandophones reste sans nuances.

     

    26/02/01