Le projet LANCOM
LANgue et COMmunication


A partir de 1993, un deuxième projet de constitution de corpus a été entamé à la K.U.Leuven sous la responsabilité de Mark Debrock (K.U.Leuven) et de Danièle Flament-Boistrancourt (Université de Paris X - Nanterre). Ce projet, présenté sous le sigle LANCOM (LANgue et COMmunication), s'inscrit dans le contexte de l'observation de savoir-faire communicationnels en français. A partir d'enregistrements vidéo, un corpus de français parlé a été constitué. Il s'agit d'un corpus différentiel (francophones vs néerlandophones) d'interactions verbales réalisées en français.

 

1. Le corpus LANCOM

Le corpus LANCOM comprend trois volets :

Actuellement, le corpus LANCOM se compose d’environ 39 heures d’enregistrements, dont la plupart ont été réalisés dans des classes de FLE en Belgique néerlandophone, soit plus de 29 heures. Pour ce qui est des enregistrements réalisés avec des francophones, la partie réalisée en France est aussi importante que celle réalisée en Belgique francophone, à savoir environ 5 heures.

Quelque 18 heures sont disponibles aux chercheurs sous forme de transcriptions graphiques informatisées et codées ( 160 000 mots). Pour plus de détails sur les transcriptions disponibles, voir La transcription. LANCOM se veut un corpus ouvert et le nombre d'heures augmente constamment : chaque année des étudiants en langues romanes de la K.U.Leuven réalisent, dans le cadre de leur travail de fin d'études, de nouveaux enregistrements et de nouvelles transcriptions.

Les jeux de rôle enregistrés sont constitués à partir de scénarios divers, par exemple, la rencontre en rue, l’agence de voyages, l’office du tourisme, la contravention, l’invitation, le babysitting, l’entretien d’embauche, etc. Pour la liste complète des scénarios transcrits, voir le Sommaire des scénarios.

Plus ces scénarios se rapprochent du vécu des élèves, plus la spontanéité est grande. Tous les scénarios n’ont pas eu le même succès. Ainsi, une situation où des adolescents devaient se disputer au sujet d’une contravention pour s’être mal garé, n’a pas remporté le succès espéré. Demander aux élèves de téléphoner pour obtenir des renseignements à propos d’un job d’été, par exemple, s’est avéré être une situation beaucoup plus naturelle. D’autres scénarios étaient trop préparés à l’avance et se rapprochent ainsi plutôt d’exposés, moins utiles pour les recherches envisagées.

Il a fallu, par conséquent, faire un tri parmi les enregistrements. Les jeux de rôle préparés par écrit n’ont pas été retenus. Ont également été écartés les jeux de rôle réalisés avec trop peu de consignes. Tout au long de l'opération d'enregistrement, les auteurs ont apporté de plus en plus de soins, à la fois aux instructions et, dans la mesure du possible, aux conditions matérielles afin d'obtenir une meilleure qualité au niveau du son.

Afin de pouvoir comparer utilement les données linguistiques, il a été décidé en cours de route de faire jouer dans la mesure du possible les mêmes jeux de rôle aussi bien par les apprenants néerlandophones que par les francophones. Surtout pour les derniers enregistrements, cette stratégie a été appliquée de façon systématique. Alors que les premiers enregistrements avec les francophones avaient été réalisés en dehors du cadre institutionnel de l’école, ils ont par la suite eu lieu dans les écoles mêmes.

 

2. Les objectifs

Le projet LANCOM vise essentiellement les buts suivants :

 

04/01/01