Stratégies
communicatives en FLE :
Analyse
linguistique, didactique et interactionnelle
Le
projet LANCOM
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DEBROCK, M.
in Romaneske, Vol. 19, 1, pp. 58-62, 1994
1. Description du problème
Lapproche communicative a gagné du terrain depuis une quinzaine dannées
- dans les manuels
- dans les programmes détudes
= réaction contre les méthodes audio-linguales, structuro-globales audio-visuelles et grammatico-lexicales
Mais : certain flou + les professeurs bien préparés sont peu nombreux
Point de vue linguistique : la formation linguistique attache traditionnellement plus dimportance aux connaissances grammaticales de lécrit. Le code oral est moins étudié et moins connu.
Point de vue didactique : le code oral se rapproche dune oralisation du code écrit.
Difficultés insurmontables :
- des classes de plus de trente élèves
- des manuels imposés peu ouverts à lapproche communicative
Lévaluation correcte de la communication verbale pose des problèmes.
Point de vue interactionnel : le milieu institutionnel de lécole pose des problèmes :
relations entre le professeur et les élèves : en tant que « spécialiste » il peut les corriger, évaluer, rassurer, intimider, motiver, encourager, etc.
relations entre les élèves qui sobservent et sintimident mutuellement
= observables à partir denregistrements vidéo
Objectifs :
tenir compte des besoins ressentis par les professeurs de français : définir la matière à enseigner en établissant les priorités demandées par la langue parlée (cf. sessions de formation continue)
contribuer à lanalyse linguistique du français parlé
proposer à des étudiants en philologie romane la possibilité dentreprendre des mémoires de licence en linguistique appliquée à lenseignement des langues
2. Plan de travail
1) Constitution dune banque de données à partir denregistrements vidéo :
des situations de communication en FLE (secondaire, enseignement de promotion sociale, cours de vacances)
des situations de communication en néerlandais
des situations de communication en FLM
+ description de la situation didactique (préparation, instructions, évaluation)
2) Transcription du corpus à partir dun code conventionnel (cf. ELILAP)
= rendre de façon identique les éléments propres à loral
3) Analyse du corpus à trois niveaux : linguistique, didactique et interactionnel
Þ les premières sessions de formation continue prévues au printemps 1995
3. Responsables du projet
Projet entrepris sous la direction de M. Debrock (K.U.Leuven) et D. Flament-Boistrancourt (Paris X - Nanterre) en collaboration avec les responsables de la formation des professeurs de FLE et des responsables pédagogiques de lEnseignement libre de la Communauté flamande de Belgique
1994 : fellowship de deux mois (D. Flament) + achat dune table de montage
4. Etat actuel (mars 1995) du corpus
Etendue du corpus LANCOM :
FN : ± 13 heures et demie denregistrements vidéo
FF : ± 2 heures et demie
Les scénarios navaient pas tous le même succès : certains étaient trop artificiels (cf. des situations jamais vécues réellement dans la vie concrète)
p.ex. : dispute au sujet de places réservées dans un compartiment de train « renseignements à propos dune annonce cherchant des baby-sitters
Þ Il a fallu faire un tri parmi les enregistrements : nont pas été retenus :
les enregistrements réalisés sans consignes ou instructions précises
les enregistrements de "bilingues"
les enregistrements pour lesquels la transcription est particulièrement difficile (cf. disposition géographique des apprenants)
les jeux de rôle répétitifs et entièrement préparés par écrit (= code écrit réalisé oralement)
Le questionnaire adressé aux professeurs :
la place des activités dexpression orale dans lenseignement
le contenu des activités dexpression orale proposées
lévaluation
La transcription et lencodage : La langue parlée constitue un autre code linguistique, avec une grammaire propre. Mais les véritables erreurs et maladresses doivent être identifiées :
Encodage particulier : distinction entre erreurs et maladresses en évitant une catégorisation trop détaillée (première approche)
<EMV> <MMV>
<EML> <MML>
<EPREP> <MPREP>
<EREG> <MREG>
<ESYNT> <MSYNT>
<EPHT> <MPHT>
<EFR> <MFR>
Cas spécifiques : <II>, <INT>, <INTO>, <NEG>
Lautocorrection neutralise lerreur.
Plusieurs codes peuvent marquer simultanément un seul phénomène.
Lencodage est conçu en fonction de lautomatisation des données (regrouper tous les éléments marqués du même code en vue dune analyse catégorielle et distributionnelle).
01/08/00